| ooo |
«ONE FOR THE ROAD » TENDANCE PLANETAIRE. Le groupe de Theresa Rhodes et Kiet Nguyen revient avec un nouvel album intitulé Ils sont de retour et on s’en réjouit… Il y avait bien eu un disque en public, publié en 2001, mais aucune chanson nouvelle depuis le remarquable «Stealing The Show», en 2000. Alors on craignait que «One For The Road» ne se soit métamorphosé en un «dernier pour la route», ce qui aurait été dommage aussi bien pour eux que pour nous. Mais la fin de l’année 2004 a été riche en événements. Un nouvel album, un concert en faveur de l'Unicef à l'Arena de Genève en première partie de Lionel Richie, et deux concerts à Paris (Scène Bastille et New Morning), qui ont débouché sur la signature d'un contrat de distribution en France avec Atoll Music. 2005 s’annonce donc sous les meilleures auspices. «One For the Road», rappelons-le, c’est un groupe construit autour de la chanteuse Theresa Rhodes, né à Londres, poussée en Inde et au Zimbabwe, fixée aujourd’hui à Genève, et du guitariste Kiet Nguyen, né à Saigon, venu au bout du Lac Léman pour y poursuivre des études et que la musique a détourné du ‘droit chemin’. Theresa compose les chansons, texte et musique, aux mélodies reconnaissables et soignées. Kiet, guitariste, mais aussi arrangeur, ingénieur du son, directeur artistique, les enlumine et les illumine. Strip-tease à l’envers «One For The Road» est rarement monolithique. La preuve? Immédiatement après ce titre, «Let It Go» nous emporte, grâce à un riff de violons orientaux et au chant d’un invité, Ahmed Aït Hssain, vers des climats venus d’ailleurs. Si la musique est dansante, le propos est inquiet: «These are hard times coming, hard times», chante Theresa Rhodes. Diversité et unité Alors que «One For The Road» nous avait déjà habitué à user d’influences country, rock, reggae, latino, blues, les voici soudain qui font des clins d’œil au jazz: tendance bluesy avec «Back For Me», ragtime et New Orleans avec «Cold Winter Night In Harlem», big band avec «Three Ain’t No Crowd». Pour l’occasion, ils ont même engagé des souffleurs. Avec cette diversité d’emprunts stylistiques, le groupe pourrait se perdre. Mais justement, il ne s’agit que d’emprunts: malgré la multiplicité des couleurs, l’unité demeure. Grâce au timbre particulier de Theresa, mais aussi à certaines caractéristiques harmoniques qui font tout leur charme. Nostalgie et simplicité Theresa Rhodes, en effet, joue à alterner, mais parfois aussi à mêler, les registres émotionnels. Comme dans «Steal a Ray From Heaven» qui parle de rupture et de solitude, mais aussi de la vie qui continue: «Steal a ray from heaven, Sur un tempo rock qui roule tout seul, une injonction toute simple… Mais qu’est-ce qui empêche la vie, parfois, d’être simple? (Bernard Léchot - Radio Swiss Internationale - www.swissinfo.org) LE CABARET ROCK DE ONE FOR THE ROAD: Le groupe One For The Road, basé à Genève, sort son deuxième album. Intitulé Stealing The Show (distribué par Disques Office), leur superbe voyage mérite notre escale. Suspendu dans le vide, le souffle profond d'un accordéon ouvre le bal. Puis deux accords de guitare, nus, surprennent. Arrive alors la rythmique, flanquée d'un accordéon nostalgique, et suivie de la voix de Theresa Rhodes. Avec The Bare Truth, premier titre du disque, vous partez pour un voyage de 46 minutes et quelques secondes, le temps qu'il faut pour découvrir avec bonheur les onze nouvelles chansons de One For The Road. «Les styles qu'on utilise le plus, c'est le country-rock, un peu de blues, le reggae, et la musique latino, le tout très épicé par les arrangements de Kiet, qui est vietnamien» dit Theresa Rhodes. Oui. Et non. Car One For The Road n'utilise ces genres qu'en tant qu'influences, pour développer un univers éminemment personnel: une sorte de cabaret rock mystérieux, poétique et sensuel. Les One For The Road ne sont d'ailleurs jamais aussi bons que quand ils jouent à fond leur identité propre, comme sur The Bare Truth, The Lounge Lizard ou Stealing The Show alors que des titres, plus classiques, comme The Vampire's Tricks tend à les banaliser. Avec une prise de son d'une pureté étonnante, réalisée par Kiet Nguyen et mixée par David Richards au Mountains Studio de Montreux, les orchestrations mêlent et démêlent acoustique et électricité. Ils tissent un formidable décor pour la voix de Theresa Rhodes, dont les accents évoquent parfois Hazel O'Connor ou Marianne Faithful. D'autres y ont repéré des traces de Patti Smith ou de Laurie Anderson... Quoi qu'il en soit, des références flatteuses. Theresa Rhodes, auteur et compositeur de tous les titres, est née à Londres, a vécu en Inde, en Rhodésie, puis s'est fixée à Genève. Il y a quelques années, elle y a réussi un coup redoutable: donner envie à Jermaine Jackson, le frère de qui vous savez, d'enregistrer un duo avec elle. Ce fut Save Tomorrow, en 1995. Kiet Nguyen, né à Saigon, était venu en Suisse pour y mener des études. Il y est resté coincé, ne pouvant plus retourner dans son pays après l'arrivée au pouvoir des communistes. Alors il a accumulé les expériences musicales, qui lui permettent d'assurer aujourd'hui les tâches de guitariste, claviériste, programmateur et arrangeur de One For The Road, groupe qui réunit par ailleurs cinq autres musiciens aux origines variées, notamment suisse et française. «La musique, c'est comme des ondes radio: ça passe par-dessus nos têtes et quand on a une bonne antenne, on chope ce qui passe. A ce moment précis, mon antenne a attrapé ce genre de sons, et c'est ça qui est sorti», explique modestement Kiet Nguyen. Peut-être... mais quelle antenne! (Bernard Léchot - Radio Swiss Internationale - www.swissinfo.org) "SELECTION DES NOUVEAUTES DE LA SEMAINE: Stealing the Show par One for the Road Enivrante musique marquée par le rock, passant du country, blues et de la chanson aux mélodies africaines et antillaises, exaltée par la voix ensorcelante de la chanteuse anglaise Theresa Rhodes, les accords virtuoses du guitariste vietnamien Kiet Nguyen et l'accordéon émouvant de Laurent Sonnerat. Rarement un contenu si riche n'a été interprété avec une telle facilité et délicatesse. (distribution Disques Office) ****" (Traduction d'un article paru dans Schweizer Familie) "Grâce à la voix émeraude de Theresa Rhodes, la musique de ONE FOR THE ROAD se hisse à la hauteur des anges. Au-dessus des orages et des champs électriques, elle dérive d'une étoile à l'autre au gré de mélodies accrocheuses et subtiles. Né de la rencontre d'une chanteuse anglaise du Zimbabwe et d'un guitariste vietnamien, One For The Road ne s'embarrasse pas des frontières. Son rock acoustique mêle les saveurs d'Extrême-Orient à celles du Far West et la country au calypso-reggae. Kiet Nguyen fait surgir de sa guitare des chapelets de notes avec une habileté d'orfèvre. Ses acolytes ne sont pas en reste dans cette quête d'un son débarrassé de fioritures." (Lionel Chiuch - Tribune de Genève) "RECOMMANDÉ: An Acoustic Affair. C'est fou ce qu'on connaît mal la Suisse! En France, nos voisins helvètes sont considérés pour la qualité de leur horlogerie, la sûreté de leur tirelire, le goût de leur chocolat et parfois les vocalises de Stephan Eicher. Et voilà que débarque One For The Road, un groupe plus inspiré par l'ambiance des motels et des bars à bière que par les yoddles alpins. Et voilà que mine de rien, ils intègrent à leur répertoire pop rock un accordéon, celui de Laurent Sonnerat. La magie de la voix de la chanteuse Theresa Rhodes prend alternativement des accents de Patti Smith (Come To Think Of It) ou de Laurie Anderson (Clone Your Favorite Lovers). Les guitares de Kiet Nguyen font le reste sur les thèmes de l'Afrique (Amai Africa) ou des histoire d'amours qui tournent au gré du vent (Island Lady). Preuve, encore une fois, que l'on peut faire du bon rock avec un accordéon." (Frédéric Garat - Accordéon Magazine) FESTIVAL CARIBANA 98 AVEC, A L'AFFICHE, DOCTOR JOHN, TOOTS & THE MAYTALS, DIANA KING, ONE FOR THE ROAD, ETC.: "Les musiciens de Crans on attirés 10'000 amateurs qui n'ont pas eu peur de se faire arroser. Si DIANA KING a déçu, les ONE FOR THE ROAD ont su séduire. D'excellentes surprises dans la programmation: Cet incontestable succès public couronne une programmation qui, à défaut d'être très originale, aura néanmoins proposé un joli lot de surprises. Du côté des bonnes, il faut noter les prestations de groupes helvétiques tels que Core ou Glen of Guiness. Les One For The Road surtout, ont distillé un mélange de rock et de country excellemment dosé." (Pierre Smets - Tribune de Genève) "ONE FOR THE ROAD AU CHAT NOIR: Savourant la cristallisation de son band, paraphée par l'excellent An Acoustic Affair, Kiet Nguyen poursuit sa quête d'un son épuré et sans compromis. L'album, qui sort actuellement, entérine cette démarche: on y retrouve, outre un country-rock limpide, quelques reggaes épicés et des ballades acoustiques d'une étonnante clarté. Le tout soutenu sans défaillance par la voix superbe de Theresa Rhodes, favorise la mise en exergue de chaque instrument. Pour cette production, quelques fines lames (Vincent Courtois, Philippe Massey, Roger Melt, etc.) sont venues rejoindre les membres attitrés du groupe. Apportant à ses prestations scéniques la même exigence qu'à son travail en studio, One For The Road propose des sets au climat presque studieux où chaque note participe d'un même idéal perfectionniste. Ce dernier, heureusement, n'atténue en rien l'émotion véritable qu'on ressent lors des concerts du groupe (jusqu'au samedi 30, dès 22 h 30, au Chat Noir, 13, rue Vautier, Carouge)." (Ich - Tribune de Genève)
|